En assurance-vie, plusieurs types de gestion et de pilotage de l’allocation d’actifs existent. On parle de gestion pilotée, ou déléguée, ou encore de gestion sous mandat. Différentes formes de mandats de gestion cohabitent et sont proposés aux souscripteurs :

La gestion libre :

Vous gérez vous-même votre contrat d’assurance-vie en toute autonomie, à partir de l’offre de supports financiers disponible. Vous choisissez librement les supports de votre investissement (fonds euro et unités de compte) et leur répartition. Vous réalisez vous-même les arbitrages que vous jugez nécessaires soit effectués ponctuellement, soit mis en place automatiquement.

Ainsi, on trouve quasiment toujours un fonds en euros, ainsi que des unités de compte (UC), c’est-à-dire des  OPCVM  (Sicav, FCP ou autres formes juridiques) investis en actions ou en obligations, regroupés par zone géographique ou par secteur d’activité.

De plus en plus de contrats proposent également un 2e fonds en euros garanti à dominante immobilière ou avec une composante dynamique (mais dont l’accès est le plus souvent limité). Pour les fonds en unités de compte, les supports immobiliers (SCPI, OPCI, SCI) deviennent de plus en plus courants et quelques contrats proposent également d’autres types de fonds : des trackers (ETF), des certificats et même des titres vifs.

A noter que, le plus souvent, les assureurs mettent à disposition un outil de sélection entre les différents supports disponibles sur le contrat. D’autre part, les contrats proposent des options d’arbitrage permettant d’automatiser, dans une certaine mesure, le pilotage de ses investissements.

La gestion conseillée :

Vous bénéficiez de conseils et préconisations de professionnels mais gardez la décision finale en les suivant ou non, en réalisant ou pas les investissements conseillés.

La gestion sous mandat :

Vous déléguez en totalité la gestion à des gestionnaires (soit affiliés à l’assureur soit indépendants) qui prennent les décisions pour vous.

Si la gestion libre ne vous convient pas, il est possible de vous en affranchir en confiant la gestion du contrat à un professionnel de la finance. Ainsi le titulaire de l’assurance-vie n’aura pas à s’en préoccuper.

On parle alors de gestion déléguée.

« Gestion sous mandat » ou « gestion pilotée »

Les deux termes sont souvent associés dans leur utilisation car ils ont un sens proche et sont souvent utilisés l’un pour l’autre. Pour autant il existe une distinction entre ces deux modes de gestion.

La gestion sous mandat, est une gestion individualisée. Elle est sur-mesure. Les termes employés pour la qualifier font référence à la gestion discrétionnaire ou gestion privée.

Certaines compagnies ne proposent ce service qu’à partir d’un certain montant de valorisation du contrat : quelques dizaines voire plusieurs centaines de milliers d’euros.

La gestion pilotée ou déléguée, quant à elle, correspond à une gestion collective sous mandat. Celle-ci s’est démocratisée avec les contrats internet, sur lesquels elle est proposée à partir d’un investissement de quelques centaines d’euros.

En fonction du type de gestion choisi, le ticket d’entrée est parfois élevé. Les seuils d’accessibilité sont variables selon les acteurs, que ce soit avec votre conseiller en face à face ou avec les contrats internet.

gestion déléguée d'un contrat d'assurance vie

Son fonctionnement

La gestion pilotée consiste à déléguer la gestion à un professionnel de la finance. C’est le gestionnaire qui prendra les décisions de répartition et d’arbitrages entre les différents supports d’un contrat d’assurance vie.

Le client choisi son type de gestion et le gestionnaire prend le relais avec l’allocation d’actifs spécifique en faisant appel à différents fonds, arbitrages, etc.

Ce gestionnaire est un intervenant extérieur au contrat : banque, sociétés de gestion de portefeuille (ou Asset Management) différent de l’assureur et du distributeur.

Ainsi, deux contrats d’un même assureur peuvent avoir des caractéristiques proches mais une gestion pilotée opérée par des gestionnaires différents.

​Le choix

En général, les contrats proposent un choix de plusieurs mandats de gestion pilotée.

​Comment choisir ?

Le processus fait intervenir un questionnaire. Il permet de comprendre le client avec ses réelles motivations et des critères objectifs.

​Un questionnaire préalable

La société de gestion détermine une allocation d’actifs en fonction du profil d’investisseur :

  • Objectif d’investissement, horizon d’investissement, aversion au risque,
  • Choisir un profil de gestion en fonction de ses attentes et objectifs
  • Choisir le mandat de gestion : mandat défensif, offensif, prudent, équilibré, mandat dynamique…

Les réponses au questionnaire vont déterminer quel mandat de gestion, correspond le mieux au profil du titulaire du contrat.

Le mandat de gestion prendra en compte les différents aspects du profil défini, en fonction du risque accepté, des objectifs patrimoniaux, de l’horizon d’investissement.

Les appellations varient selon les distributeurs, même si on retrouve des désignations « standard » comme défensif, prudent, équilibre, dynamique…

​Des mandats différents

La différence entre ces mandats se situe dans le niveau de répartition de l’épargne entre un fonds en euros et des fonds investis en actions.

Eux-mêmes faisant l’objet d’une sélection en fonction du niveau de risque cible du mandat, mesuré par le SRRI, un indicateur qui va de 1 à 7. Le choix du mandat adéquat dépend en effet du degré de risque que l’épargnant souhaitera prendre.

Les profils correspondent à un couple rendement-risque attendu, et sont gérés en conséquence. C’est l’investisseur qui a déterminé son profil en fonction des réponses au questionnaire.

D’autres choix complémentaires de gestion prennent en compte des objectifs de placement par secteur géographique, par branches d’activités.

Des contrats proposent aussi des mandats qui sécurisent les avoirs à l’approche de la retraite (gestion par horizon ou évolutive).

L’épargne est au fil du temps transférée depuis les supports en UC vers le fonds en euros.  En faisant ainsi, l’investissement est progressivement sécurisé, puisque la part d’actions diminue avec les années.

​Des changements

Au fil du temps, en cours de mandat, le profil du client ainsi que ses attentes peuvent évoluer.

Un changement de mandat peut s’imposer. Il peut engendrer des frais supplémentaires, faisant suite aux arbitrages nécessaires dans ce cas.

De même, il est possible de passer d’une gestion déléguée à une gestion libre.

Si « les performances passées ne préjugent pas des performances futures », il reste difficile d’en faire abstraction et cela reste le moyen le plus pratique pour comparer les mandats de plusieurs gestionnaires. Plus précisément, il faut comparer la performance avec celle de l’indice que le mandat est censé surperformer. Et cela, aussi bien pour les « bonnes » années où la bourse a progressé que pour les « mauvaises »

​Le coût de la gestion déléguée

Selon les gestionnaires, le service est facturé soit directement par des honoraires, soit indirectement par une majoration des frais de gestion du contrat.

Parfois, les arbitrages réalisés dans le cadre de cette délégation sont facturés.

Le gestionnaire peut aussi se rémunérer en pourcentage sur la performance réalisée.

​Les frais

Les frais annuels sont de plusieurs niveaux et s’appréhendent en % du capital investi.

  • Frais de gestion liés au contrat
  • Frais de mandat prélevés par le gestionnaire
  • Frais liés aux UC (Unité de Compte), frais propres à chaque fonds

Les frais ont un impact sur la performance.

Indépendamment de ces coûts, il y a les frais sur versement, des établissements traditionnels.

​À noter :

Généralement la gestion déléguée concerne le contrat dans sa totalité.

Certains contrats offrent la possibilité de compartimenter une partie de l’épargne en gestion déléguée et l’autre en gestion libre.

Comme il est possible de détenir plusieurs contrats d’assurances-vie, il est donc tout à fait possible de définir qu’un contrat sera sous gestion déléguée, et qu’un autre sera en gestion libre.

Comme toujours, il est conseillé de « ne pas mettre tous ses œufs dans le même panier ». Si vous en avez la possibilité, diversifiez vos placements. A la place d’un seul contrat, ouvrez-en plusieurs à des dates espacées, avec des assureurs, des distributeurs et des gestionnaires différents.

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